Une petite histoire qui redonne le moral

Une petite histoire sympathique pour tous les parents qui doutent et/ou qui sont fatigués de voir leur « adorable ado » ne pas prendre sa vie et son orientation en main.

Une règle d’or : ne jamais perdre l’espoir ! Ils ont tous, à un moment ou à un autre, ce fameux déclic qui va changer leur existence. Parfois, il faut juste savoir déclencher les conditions de ce déclic…

Il y a quelques semaines, alors que j’anime une réunion d’informations sur les écoles de commerce post-bac et leurs concours d’admission, j’aperçois, au premier rang, une petite dame, très concentrée , qui écoute scrupuleusement tout ce que je raconte.

Jusque là, rien d’incroyable (ce que je raconte est tellement passionnant 😉 ), je l’imagine facilement, studieuse et assidue  lorsqu’elle même devait occuper les rangs de l’école.

Elle n’est, cependant, pas vraiment comme les autres, cette petite dame…elle me scrute avec insistance mais avec un de ces regards bienveillants et plein de douceur.

Je finis donc tranquillement ma réunion et remercie l’ensemble des personnes venues m’écouter. Alors que certains partent immédiatement, d’autres viennent me poser des questions plus personnelles. Pendant que je réponds aux questions les unes après les autres, j’observe du coin de l’oeil cette petite dame, restée sagement assise à sa place sans bouger , attendant visiblement inlassablement que la salle se vide pour venir me parler.

Chose faite, lorsque la dernière personne en a terminé avec ses questions, elle se lève et s’approche de  moi, toujours avec ce petit air à la fois aimable et posé. Je dois avouer que je suis alors assez intriguée car je n’ai pas l’impression de connaître cette dame.

C’est alors qu’elle commence par me remercier globalement pour cette réunion et les informations données puis plus précisément pour son fils ainé, âgé aujourd’hui de 25 ans.

Elle me rappelle que j’ai coaché son fils, il y a environ 7 ans, alors qu’il était en terminale et qu’il traversait une période un peu difficile de doute sur lui-même et sur ses capacités. Alors qu’il n’envisage, à ce moment là, pas grand chose pour son futur et est quasi déprimé, elle le pousse à passer les concours d’entrée en écoles de commerce post-bac et l’inscrit dans la préparation dont je suis responsable. Lors de notre premier entretien, je le dirige vers une école en 4 ans qui recrute par concours en lui disant qu’il en a les capacités et en soulignant ses aptitudes et compétences. Il passe alors les épreuves écrites et, l’admissibilité lui tombant sur le coin du nez sans vraiment prévenir, se met à travailler l’oral en commençant tout doucement à y croire…

Je lui fais alors passer un entretien blanc de motivation en lui indiquant à la fois ses forces mais aussi ses faiblesses et surtout les points à travailler. Après quelques entraînements supplémentaires, il décroche son admission avec brio et intègre cette école de province dès la rentrée suivante.

Elle me raconte alors qu’à partir de ce jour là, elle a été l’heureux témoin de la transformation de son fils qui est devenu un jeune homme joyeux, épanoui, motivé et travailleur. Il suit donc ses 4 année d’école avec assiduité si bien qu’il fait partie de la petit poignée à pouvoir intégrer en fin de 4ème année, sur dossier et entretien, un des masters dispensés par la  grande école de commerce , l’EDHEC, à laquelle est affiliée l’école post-bac qu’il a intégré après l’obtention de son baccalauréat.

Il vient d’ailleurs d’être tout fraîchement embauché dans un grand cabinet d’audit parisien et n’a plus rien à voir avec l’adolescent timide et perdu qu’il était lorsque je l’ai rencontré 7 ans auparavant.

Cette charmante dame, a donc simplement tenu à me remercier pour le “déclic“ que notre rencontre a produit chez son fils et elle m’a profondément touchée car elle s’exprimait à la fois avec toute la pudeur et l’émotion que peut ressentir une maman quand elle parle, avec fierté et reconnaissance, de son enfant sorti brillamment d’affaire après des années difficiles.

Ce petit moment privilégié que j’ai partagé avec elle ce soir-là, a été pour moi un véritable cadeau. Je suis alors rentrée chez moi, heureuse d’avoir aidé ce jeune homme (qui doit sa réussite avant tout à lui même) à trouver sa voie, de lui avoir redonné la confiance qu’il avait perdu au moment précis de son existence ou il était nécessaire qu’il trouve l’énergie de prendre son orientation et donc sa vie en main.

Et c’est effectivement cette mission qui m’intéresse et qui me motive : coacher la jeunesse,  c’est l’accompagner, c’est chercher ses compétences et ses aptitudes et l’aider à les mobiliser pour lui (re)donner l’envie de réussir.

Ce soir là, plus encore que les autres jours, je me suis rappelée à quel point j’aime mon métier…